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Amour fraternel

Amour fraternel 💕

Je dédie ce message à toutes les mères qui pleurent en cachette. ♥️🤰

Parmi les changements les plus déstabilisants que j’ai rencontrés dans ma vie : la naissance de mes enfants et l’accompagnement de leurs premiers pas dans la vie. Rien ne m’avait préparé à ça. Cela paraissait si évident, si facile quand je voyais d’autres parents remplir « leur mission ». Pourtant ce rôle me paraît tenir du numéro de funambule : maintenir l’équilibre entre le trop et le pas assez, continuer à avancer et s’ajuster sans cesse, ne pas se laisser influencer par les avis et ce qui serait bon de faire ou pas. Même si nous sommes deux impliqués dans l’éducation de nos enfants, je suis bien seule dans ce chemin, qui conduit à sortir d’une relation de dépendance et d’attente envers l’autre. Car les enfants ne sont pas là pour nous aider à combler le trou du vide et de l’ennui ou encore pour nous permettre de vivre l’enfance idéale que nous avons rêvée pour nous-même.

C’est aussi une grande solitude que j’ai éprouvée lorsque durant les premiers mois, je me sentais prisonnière de la relation à mon bébé. Solitaire dans cette étape, car pourquoi se plaindre lorsque avoir un enfant est considéré par la société comme le st graal, l’aboutissement d’une vie et que le Graal a été atteint. Il est mal venu de se plaindre de cela.

Et oui les enfants sont censés combler leur mère de bonheur. Et non ce n’a pas été mon cas tout le temps.

Le chemin a été et est semé d’embûches, car qui d’autres mieux que nos enfants nous enseignent aussi justement, nous renvoyant en pleine face nos blessures, nos manques, nos exigences, nos imperfections.

Cependant « mes » enfants restent à ce jour mes meilleurs guides. Ils m’ont aidée à recontacter mon âme et à transcender ce qui était à transcender.

Mais ce ne sont pas eux qui m’apportent le bonheur. J’ai mis fin au mythe. C’est une relation apaisée avec moi-même qui me permet d’apprécier le bonheur d’être dans une relation de partage avec eux.

Je me sens bénie de les accompagner sur leur chemin d’amour et de respect. Je me sens bénie de les guider vers leur propre vérité, non pas dans une relation d’autorité, mais dans une relation de réciprocité.

Je me sens encore plus comblée de les voir grandir ensemble sur ce chemin.

Ghislaine

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