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Témoignage

La boue mentale

Ce matin, en allant marcher, j’ai fait l’expérience de ma déconnexion du moment présent, causée par mon habitude à me sentir pressée par le temps, et à m’encombrer de pensées. Mais, ce moment a été riche d’enseignements, si je le mets en lien avec le choix que je m’imagine avoir à faire entre mon besoin de liberté et mon envie d’affirmer mes positions de façon non revendicative.

Quand je me laisse entraver par mon environnement

J’ai l’habitude de me promener sur un chemin qui mène à une rivière, située à proximité de mon lieu d’habitation.

Dès qu’il y a de la pluie qui tombe, à un endroit resserré du chemin, le passage est obstrué par une mare d’eau boueuse, qui fait que, pendant longtemps, je me suis contentée de faire demi tour pour rentrer chez moi, sans parvenir jusqu’à la rivière.

Ainsi, j’avais tendance à nier mon besoin de me mouvoir à ma guise. Mais en plus, mon renoncement m’empêchait d’accéder à la sérénité, que pouvait m’offrir gracieusement la rivière.

Au cours de la période du confinement, je me suis en quelque sorte « égarée » et j’ai découvert un détour pour arriver à ladite rivière. OUF !

Comment mon guide intérieur m’incite à ne pas négliger la solution alternative

Ce matin, j’ai pu constater que je suis revenue vers mes anciennes habitudes, sans m’en rendre compte au moment où j’avais un choix à opérer.

En effet, le passage était encore une fois rempli d’eau boueuse.

Alors je me suis posée la question intérieurement : est-ce que je fais demi-tour pour rentrer chez moi et je renonce à mon envie d’accéder à cette rivière ? ou est-ce que je passe en force au risque de tomber dans la boue.

J’ai donc décidé de forcer le passage boueux et la conséquence a été de décorer mes baskets de boue. (là, je me suis un peu moquée de moi !)

La boue mentale

Il m’a fallu quelques minutes pour réaliser que j’aurais pu tout à fait emprunter le chemin de traverse découvert quelques mois plus tôt.

Celui-ci m’aurait permis de ne sacrifier aucun de mes désirs, c’est à dire, continuer d’avancer jusqu’à la rivière pour me sentir bien et garder mes chaussures propres.

Seulement, je devais être, à ce moment-là, préoccupée par une tonne d’informations et pas du tout disponible pour la promenade.

Enseignement à retirer de mon histoire du jour :

La voie du milieu existe toujours pour celui/celle qui clarifie sa pensée avant de réagir. Si on l’oublie, notre guide intérieur est là pour nous le rappeler.

Ghislaine

4 réponses sur « La boue mentale »

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