Mon chemin de vie

Une enfance souveraine

Je grandis au sein d’une famille aimante, dans un village du Cap Corse, où la nature m’apparaît protectrice et abondante. Parfois les éléments s’y déchaînent, en particulier le vent et le feu. Le cadre est propice pour nourrir sensibilité et imagination. Mais dans ce royaume, on se protège de l’inconnu et de l’ailleurs. La culture y est patriarcale et dans la lignée paternelle, on est transporteur, de père en fils.

La découverte d’un ailleurs

J’aime l’école et le goût d’apprendre m’incite à quitter ce cocon et à chercher ma place dans le monde. Je poursuis ainsi les enseignements de l’université, dans différents domaines, dont le fil conducteur reste la COMMUNICATION et le LANGAGE. Mais, le monde que je rencontre me semble terne voire répugnant, quand je découvre la ville, le culte des apparences et des possessions, porté à son paroxysme, la souffrance humaine et l’injustice.

Faire pour exister

En 2005, je commence mon activité professionnelle d’orthophoniste. Gagnée par l’ambiance de notre époque, j’épouse la perspective ennuyeuse qui consiste à « gagner ma vie » en attendant la retraite et puis la mort physique. Je continue à mener ma vie sous la gouvernance de mon mental et ne m’autorise aucun moment de repos dans mon emploi du temps. Les besoins de mon être n’y ont pas leur place. Je frôle quelques fois le burn-out.

Mes guides de lumière

En 2015, une étincelle se rallume en moi, avec l’arrivée au monde de ma fille. Son âme m’insuffle une énergie de vie et une envie de création. Puis, mon fils amène, dès sa naissance, un mouvement de sérénité tranquille, qui m’incite à ÊTRE, avec simplicité. Malgré l’aide certaine de mes enfants, je n’écoute pas les signes qui m’incitent à me réapproprier certains aspects de moi-même complètement bloqués : la réceptivité, la spontanéité, l’intuition, la créativité…

Des symptômes bruyants

Pourtant en 2018, mes corps physique et émotionnel commencent à se faire entendre bruyamment : des maux de ventre et une fatigue permanente, et surtout des épisodes de colère qui m’empêchent de gérer sereinement l’éducation des enfants. A ce moment, je prends la décision que je vais arrêter de souffrir. A l’aube de la quarantaine, il est temps. J’entrevois une lumière au bout d’un tunnel, en m’inscrivant dans une démarche de développement personnel.

L’ouverture de conscience

Cette démarche provoque un (r)éveil et fait remonter à ma conscience des certitudes présentes depuis longtemps en moi :

  • les blessures et conflits émotionnels sont source de maladies,
  • le langage et le pouvoir de l’intention sont des clefs de guérison,
  • l’absence de matière n’est pas composée de vide mais d’énergie qui RELIE TOUTE CHOSE ET TOUT ÊTRE.
  • Je me souviens que je suis capable de ressentir subtilement cette énergie.
2020

Je comprends enfin que je vis, pour RÉALISER ce qui m’est insufflé par mon âme. Et tout semble arriver plus simplement. 2020, comme pour beaucoup d’entre nous, est l’année du changement profond. Je commence à suivre l’enseignement d’ ÉCOUTE TON CORPS, qui me séduit par son approche holistique de l’être humain. C’est aussi ma première incursion dans la spiritualité. Je découvre naïvement que celle-ci peut se vivre hors religion, de façon libre et quotidienne.

Une nouvelle ère fraternelle

De rencontre en rencontre, de découverte en découverte, je me rends compte que je ne suis pas la seule à rêver d’un nouveau monde de paix et d’amour, sans niaiserie aucune. Moi la cartésienne, l’athée, la pragmatique, j’entrevois la possibilité qu’il existe d’autres visions que celles imposées par le monde dans lequel je suis née et j’ai grandi.

Les morceaux de puzzle se rassemblent progressivement pour converger vers qui JE SUIS, un être multifacettes : créatrice, bâtisseuse, messagère… chuchoteuse d’âme.

Ghislaine