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Vers le nouveau monde

3 évènements qui ont bouleversé ma vision de la vie

Cet article s’intègre dans la série « Nouveau monde ».

Il fait suite à l’article avant-propos intitulé « Tout commence par une décision ».

Je vous souhaite une bonne lecture.

Introduction :
retour dans le passé

Aujourd’hui, je choisis de faire un petit retour en arrière, pour me présenter et présenter le cheminement qui m’a amenée à bouleverser ma vision de la vie de façon assez radicale, depuis ces quelques dernières années.

Je suis née en 1979, à cheval entre deux générations portées par un vent de liberté.

Du côté de la mienne, c’est plutôt, respect des normes et de l’autorité, « fais des études et après on verra », les fantômes de l’emploi, du chômage, et des premiers divorces, en arrière fond.

Mon mythe personnel ou
Les mensonges que je me raconte

Ce que je voudrais expliquer tout d’abord : c’est que chacun(e) d’entre nous, choisissons de nous raconter une histoire.

Ce mythe se met en mot dès l’enfance à partir :

  • de perceptions,
  • de comportements que j’observe chez les personnes qui m’entourent,
  • de messages que j’entends à mon propos, notamment des petites phrases positives ou négatives, mais qui vont s’imprégner en moi durablement. Par exemple, je me percevais comme une enfant plutôt solitaire, timide, intelligente.
  • mais également de mémoires qui se transmettent de génération en génération, de façon complètement inconsciente.

Se créer cette histoire personnelle est un processus humain « normal », puisque ces « mensonges » nous aident à « pailleter » notre réalité ou plutôt à rendre notre environnement conforme à notre réalité.

Le problème survient surtout, quand, à l’âge adulte, je deviens incapable de me défaire de ce mythe.

C’est comme si, j’avais tissé une toile composée de bribes de souvenirs flous, de serments familiaux, d’attachements à des idées de comment doit être la vie, et que cette toile était en train de me prendre à mon propre piège.

Mon propre mythe

Voici, pour ma part, quelques-uns des mensonges auquel j’ai choisi de croire :

  • il faut être sage et ne pas faire de vague, sinon je dérange,
  • il faut faire plaisir aux autres, voire les sauver,
  • un parent est « prisonnier » de son statut de parent,
  • une femme a tout intérêt de faire des études, à être indépendante financièrement,
  • il faut travailler, travailler, travailler…économiser, économiser, économiser.

Puisque c’était ce en quoi je croyais, c’est donc ce que j’ai fait…

La crise de la quarantaine

Mon parcours est donc relativement ordinaire et typique jusqu’à la fameuse crise de la quarantaine, qui survient, malgré un tableau de vie idéal : un compagnon et deux enfants adorables, une maison, un boulot sympa, mais un sentiment de manque et d’insatisfaction, voire de la culpabilité, puisque… matériellement tout était là.
Peu de joie et aucune issue de secours.
Normal ! J’étais enfermée dans ma toile d’araignée.

Avant la crise de la quarantaine, il y a quand même eu quelques signes avant-coureurs, bien entendu.

1er évènement : quand je deviens mère

2015. Je me sens ébranlée par la naissance de ma fille.
Je ne comprends absolument rien à ce qui m’arrive, à ce moment-là.
Je me rends compte que je ne sens pas du tout prête à être parent.

Et puis, elle a des yeux immenses qui me fixent et me décontenancent.
Je n’ai pas l’impression d’être face à un bébé, mais à une vieille âme, qui semble à la fois étonnée par ce monde et à la fois remplie de certitude sur ce monde.

C’est un premier choc : ce n’est pas simplement un bébé !
C’est un être à part entière, qui a sa personnalité, son caractère, sa destinée, un être avec lequel j’interagis.
Je comprends, avec le recul, que son regard perçant est venu réveiller une partie endormie à l’intérieur de moi : mon âme, ma petite fille intérieure, mon élan créateur…

Ma fille grandit…
Je me sens en tension de façon permanente, en présence de cette enfant.
Je ne sais pas comment agir quand elle montre de l’opposition, parfois sans raison.

En fait, je sais désormais, avec le recul que ce sont deux mondes qui s’affrontent au travers de son éducation.
Je me vois reproduire par automatisme l’éducation que j’ai reçue, c’est dire une éducation « classique » :

  • une organisation de type hiérarchique avec papa/maman qui savent ce qu’il faut faire et qui dictent des règles,
  • des enfants qui doivent obéir aux règles.

Or, il y a une petite part à l’intérieur de moi qui ressent de la dissonance. Il y a quelque chose qui sonne faux dans les paroles que je prononce, dans le mode de fonctionnement que j’applique, presque malgré moi.

Face à ce malaise, je ne ressens pas de plaisir dans mon rôle de parent.
Je suis stressée car je ne sais pas comment faire, comment être.

2ème évènement : quand je m’inscris dans un parcours en développement personnel

2018. Face à ce malaise, qui va s’amplifier avec l’arrivée de mon fils, je débute un parcours en développement personnel qui me permet des premières prises de conscience.

2ème choc à ce moment là :

Je découvre que j’ai des besoins, des émotions et que j’ai le droit de les manifester.

J’avais tellement cru aux histoires que je m’étais racontée et j’avais trop bien retenu la leçon qu’il fallait être « sage » et obéir, que j’avais oublié que j’étais HUMAINE et surtout que j’étais LIBRE de choisir ma vie.

A partir de ce moment-là, je ne vais pas mentir, je dois dire que j’ai eu du boulot, car je partais de loin.

Je précise que depuis enfant, je présente une hypersensibilité sensorielle mais surtout émotionnelle.
Je vis en permanence des tsunamis dès que je ressens de l’agressivité, de l’animosité, de l’indifférence, de la déception…
Une majeure partie de ma vie est dirigée par des peurs.
Je suis stressée et angoissée à peu près pour tout et à cause de tout.
Pour palier cette angoisse, je rumine mentalement sans arrêt et planifie les moindres minutes de mes dix prochaines années.
Je passe en boucle dans ma tête des scènes qui se sont déroulées précédemment et m’ont provoqué de vives émotions, sans pouvoir les identifier.
Je surinvestis l’intellect et me gratifie par la réussite scolaire puis professionnelle.

J’ai donc appris à me couper de la souffrance émotionnelle, en me coupant de mes sensations, de mon corps et de la relation.

Or, avec les enfants, je me retrouve au pied du mur, car je suis obligée d’entendre la frustration qui s’exprime au travers de crises de colère monumentales.

En leur présence, je suis incapable de m’échapper par la rêverie et les ruminations mentales, qui étaient alors mes soupapes de sécurité.

La façade commence à se fissurer.

Finalement, mes enfants me bousculent dans mes certitudes et deviennent mes plus grands guides.

3ème évènement : quand le confinement arrive

Le confinement imposé, en mars 2020 me stupéfie dans un premier temps, mais je le vois clairement comme une invitation à me confiner à l’intérieur de moi-même, pour faire un état des lieux.

C’est également l’occasion de me rendre compte à quel point le même évènement peut être vécu de façon complètement différente, en fonction de la personne, de ses convictions, de ses envies, de ses peurs.

Personnellement, je vis l’année 2020 de façon magique, malgré le contexte particulier.

J’apprends à me reposer, à faire confiance à mes intuitions, à vivre de façon spontanée, et à DIRE NON quand quelque chose ne me convient pas.

Je ressens parfois un état de grâce devant la perfection du moment.

L’intuition s’affine et m’amène petit à petit à bousculer mes habitudes de vie, à dire au revoir tout ce qui m’a été transmis, enseigné consciemment ou inconsciemment.

Cela concerne aussi bien ma façon de m’alimenter, que mes centres d’intérêt, mon rapport au travail, mes relations, l’organisation de mes journées…

Je me sépare de tous les livres qui encombraient mes étagères, pour devenir ma principale ENSEIGNANTE.

Je déconstruis tout ce que j’ai mis des années à construire et je me lance dans des nouveaux projets : un premier blog, un deuxième, des cercles de femmes, un projet entrepreneurial, des stages, la peinture, une chaîne youtube.

Je me rapproche des valeurs qui m’animent, qui me nourrissent.

Et voilà que la boucle est bouclée.

Merci de votre lecture.

Ghislaine.

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