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Témoignage

5 raisons pour lesquelles certaines thérapies ne marchent pas pour moi

Dans cet article, je te partage les raisons qui ont entravé mon évolution vers le bonheur, la joie et la plénitude, alors que j’ai fait appel à des accompagnements divers et variés : de la psychothérapie à la sophrologie, en passant par l’hypnose et le développement personnel, en touchant les thérapies de l’enfant intérieur…

Aujourd’hui, je peux dire qu’aucune thérapie n’a été inutile et qu’aucun thérapeute ne peut être décrété comme bon ou mauvais.

Ce qui m’a paru intéressant : mettre en lumière, au travers d’une rétrospective de mon parcours de ces vingt dernières années, ce qui peut conduire à un échec thérapeutique.

1ère raison : quand je choisis la thérapie au détriment du thérapeute

Le thérapeute n’est pas ses outils

La première erreur, selon moi, est de s’attacher à l’outil, à la discipline, à la méthode sur lequel s’appuie le thérapeute.

D’autant plus qu’il me semble, que certaines courants disciplinaires apparaissent sont l’effet de phénomène de mode.
D’ailleurs ces dernières années il y a une multiplication croissante de méthodes tant mieux ! Chaque outil a sa raison d’être.

Si ceux-ci sont bien évidemment des supports indéniables, il est évident que le thérapeute ne transmet pas que des outils et des protocoles.
A lui de ne pas s’y laisser enfermer !

Au travers de ses paroles, de ses actes, il transmet également sa vibration. Lors d’une rencontre, d’un échange, il y a transfert d’énergies de l’un à l’autre.

Vous êtes-vous déjà demandés pourquoi certaines personnes vont trouver tel thérapeute ou soignant « extraordinaire » alors que d’autres vont le critiquer, voire l’accuser d’être mauvais ?

Le même thérapeute peut très bien convenir à certaines personnes, moins à d’autres.
Il pourra convenir à la même personne à certains moments, plus du tout à d’autres moments.

Et cela est normal.

Pour rappel, le but n’est pas de devenir dépendant de son thérapeute.
D’autant plus que chaque personne est en perpétuelle évolution, le consultant comme le consulté.

La relation de confiance au premier plan

Ce qui se joue, en premier lieu lors d’une thérapie, quelle qu’elle soit, c’est bien la RELATION.

Nous fonctionnons à l’affect et il est plus facile de transmuter dans une relation de confiance et de bienveillance.

Un accompagnement ne peut pas fonctionner pour moi si je ne ressens pas l’accueil plein et entier du thérapeute vis à vis de la personne QUE JE SUIS.

Cela m’aide davantage encore si le thérapeute se montre d’une franchise appropriée, qui va me permettre de m’extraire de ma zone de confort.

Par contre, il est très désagréable de ressentir le jugement accusateur d’un thérapeute vis à vis de ce qui lui est confié.

D’autant plus que lorsque nous sommes hypersensibles, nous pouvons sentir ce jugement au-delà des mots.

Je me souviens, alors que cet épisode remonte à une quinzaine d’années, d’un médecin qui m’avait renvoyé que je n’avais aucune raison de stresser compte-tenu que j’avais un travail et que j’étais célibataire.
A l’époque j’étais dans un grand mal être et son propos avait été d’une violence inouïe.

A retenir :
L’ouverture et la bienveillance du thérapeute sont les premiers gages de réussite d’une thérapie, au delà-des outils qu’il utilise.

2ème raison : « subir » les projections du thérapeute

Un thérapeute n’est jamais neutre

Comme je l’ai déjà dit précédemment un thérapeute ne transmet pas que ses outils.

En plus de transmettre son énergie et sa vibration, il ouvre la porte de son cabinet avec son propre passé, son éducation, sa personnalité, son âme…

Un thérapeute n’est jamais neutre. C’est un leurre de le croire.
Comme tout un chacun, sa façon de voir le monde est coloré par tout son bagage personnel.

Il porte des jugements et c’est normal.

Là où cela a pu me poser problème, c’est quand le thérapeute n’est pas conscient de son système de valeurs, de son système de croyances.

Car dans cette inconscience, la tentation peut être grande de vouloir IMPOSER SA VISION au consultant.

Et cela n’est pas ACCEPTABLE.

Les attentes du thérapeute

Parfois, sans en être conscient, le thérapeute nourrit des attentes envers le consultant. Notamment celle de le changer, afin qu’il se conforme à sa propre vision du monde.

Mais pas que.

En arrière fond, il y a aussi une ATTENTE DE RÉSULTATS, avec la volonté consciente ou non, que la thérapie soit une réussite, gage de valorisation pour le thérapeute.

Cette demande de résultat se superpose parfois à l’injonction sociétale actuelle qui valorise la PERFORMANCE ET LA RENTABILITÉ.

Ainsi, si les choses n’avancent pas au rythme imposé par la société, par les institutions ou par la thérapie même, cela renvoie le thérapeute à son propre échec.

J’ai parfois ressenti cette attente de la part de certains thérapeutes que je consultais.
Au fil des consultations, j’ai constaté que je me décentrais pour fusionner avec leur propre demande, ce qui conduisait alors un échec du travail entamé.

A retenir : la thérapie ne peut pas fonctionner à partir du moment où le thérapeute est en attente de résultats vis à vis du consultant.

3ème raison : l’injonction de performance et de rentabilité

Lors du précédent paragraphe j’ai déjà évoqué l’injonction de performance et de rentabilité. Je vais approfondir davantage, car elle contribue selon mon avis, à certains échecs thérapeutiques que j’ai rencontrés.

Voici ce qu’il m’apparaît :

Vouloir aller bien tout le temps

A l’heure des réseaux sociaux et dans une période où sur le plan collectif le FAIRE et le PARAITRE passent en priorité, il me semble que nous avons oublié qu’il est parfois normal de NE PAS ALLER BIEN.

Aujourd’hui, je me rends compte à quel point il est culpabilisant pour certaines personnes de poser un arrêt maladie, alors que leur corps leur dit clairement STOP.

Il semble même IMPÉRATIF de montrer que NOUS ALLONS BIEN TOUT LE TEMPS, peu importe les aléas de la vie.

Or, il est bon de se rappeler que la vie est fait de cycles, qui passent notamment par des périodes de haut, comme des périodes de bas, des périodes de renaissance, comme des périodes de deuil / de mort symbolique.

Laisser le temps au temps

Personnellement, je n’ai pas appris à EXPRIMER MES ÉMOTIONS.
Il est toujours compliquée de laisser transparaître ma vulnérabilité
, car j’ai grandi avec la croyance que cela n’était pas correct d’aller mal.

Pourtant ressentir par exemple de la tristesse (ce qui est différent du pathos et du sentimentalisme) est sain et normal, notamment lorsque nous vivons une séparation, un changement de vie ou un deuil.

Il me semble que je peux avoir tendance à aller chercher de l’aide à l’extérieur, en oubliant que j’ai également des RESSOURCES INTÉRIEURES et que je suis capable de les mobiliser.

Parfois, il s’agit simplement de s’en remettre au temps qui passe afin de pouvoir ENTRER DANS UN PROCESSUS DE RÉSILIENCE et INTÉGRER LES CHANGEMENTS.

A Retenir : L’erreur est de penser que tout processus thérapeutique dépend de la volonté.
Il faut parfois accepter les périodes de tristesse,
accepter de passer par des longues périodes de guérison.

4ème raison : S’arrêter à un processus mental

Des prises de conscience, oui mais…

Je me suis aperçue que certaines thérapies ont échoué pour moi, car je sollicitais uniquement mon corps mental.

Être écouter, échanger, réfléchir me permet d’accéder à des PRISES DE CONSCIENCE.

Or, pour provoquer des libérations émotionnelles il est nécessaire que ces prises de conscience « passent » notamment par le CORPS PHYSIQUE.

Sans cela, l’intervention du thérapeute reste en surface et ne permet pas une transformation en profondeur.

Le fait de bloquer les ressentis corporels et/ou de ne pas vouloir/pouvoir ressentir les souffrances ont été clairement un frein à mon bonheur et mon souhait d’évolution.

Blablabla

D’autre part, il m’est apparu que l’effet pouvait être l’inverse de celui recherché en voulant chercher une CAUSE à tous mes « problèmes ».

En effet, je me suis aperçue qu’en faisant cela, j’avais tendance à RUMINER EN BOUCLE, sans pour autant trouver des solutions à mes « problèmes ».

Aussi, c’est la direction assurée pour la version de moi « TENDANCE LA VIE EST DIFFICILE ET JE NE PEUX RIEN Y FAIRE ».

Or, cet état d’esprit nous entraîne vers des basses vibrations en lien avec la culpabilité, l’apitoiement, le désespoir et nous coupe de l’élan de JOIE, qui nous permet d’aller de l’avant et de trouver des solutions parfois inattendues.

C’est comme si « parler de mes problèmes » entretenait le fait que j’avais des problèmes, et donc me ramenait à mon impuissance !

A retenir : il ne peut y avoir d’évolution si le processus s’arrête à prises de conscience mentales.
La verbalisation doit être couplée au ressenti corporel.

5ème raison : le manque de responsabilité et d’autonomie

Quand je ne m’implique pas personnellement.

J’ai constaté que lors de certains accompagnements, je ne m’impliquais que le temps de la séance, m’en remettant COMPLÉTEMENT AU THÉRAPEUTE.

C’est comme si je lui déléguais tous mes soucis, toutes mes limitations et mes insatisfactions, sans vouloir prendre à bras le corps ma responsabilité dans mes expériences de vie.

Durant la séance, le thérapeute m’apportait souvent un mieux être, notamment par son écoute ou par la détente qu’il induisait.

Mais dans les heures qui suivaient la séance, je retrouvais mon état de stress et d’anxiété habituelle.

Parfois, j’ai réinvesti les outils qui m’étaient proposés, mais leur efficacité durait le temps de leur utilisation ou durant le temps de suivi, car souvent je n’étais pas prête pour changer.

J’attendais que les autres changent à ma place au lieu de prendre mes responsabilités.

La peur du changement

Avec le recul, je me rends compte que finalement c’est souvent le consultant qui refuse inconsciemment l’aide qui lui est apportée.

C’est un mécanisme que je pouvais constater lors des séances de rééducation orthophonique que je réalisais auprès de mes patients, adultes ou enfants. Je savais avec pertinence la cible sur laquelle appuyer, mais c’est comme si le patient ne pouvait entrer dans un processus d’évolution thérapeutique.

Bien entendu, il n’y a pas de culpabilité à avoir (du côté du consultant comme du consulté) puisque c’est un mécanisme d’auto-sabotage qui n’est pas conscient.

Nous mettons parfois en place des résistances psychologiques, afin de pouvoir rester dans une certaine zone de connu, même si celle-ci est souffrante et inconfortable.

Dans ce cas, le meilleur thérapeute du monde ne pourra nous sauver.

Nous seul pouvons en prendre la décision. Et il n’est pas question de volonté. Il est question de TIMING PERSONNEL ET DIVIN.

Parfois nous ne sommes pas prêts. Puis un jour, c’est le bon moment.

A retenir : L’auto-sabotage est pour moi, le plus grand frein au processus de guérison.

D’après toi, quel est le plus grand frein au processus thérapeutique ?

N’hésite pas à me le dire en commentaire.

Ghislaine

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